MAYDAY

(…)
– Médée. Je suis intarissable, flot utérin de l’univers, je porte notre monde… la chair du futur, c’est moi. J’enfante la vengeance par milliers et si tu m’as déçu, tu ne me muselleras pas… Pas assommable la Médée, pas de morts suffisantes, pas d’enfants qui comptent, pas d’amour pour les traîtres, plus d’amour par vos fautes.
La Médée est aujourd’hui le ventre d’un tout autre pouvoir.

– Pythie. Et si elle parle depuis cinquante ans au lieu de mourir… à la barre un peu de compassion au mieux… de la condescendance/cache sexe/indifférence, tu me gênes ! Kas ! Kas ! Kas !

– Enfants-cœur. Je ne trouve pas la parole, j’agis. Je sors dans la rue vêtu de dynamite. Maman, je ne comprends pas, tu dis barrer irrémédiablement l’injustice en commentant l’irréparable. Maman, tu te dévores toi-même en égorgeant ta chair ?

– Pythie. Tes enfants sont d’autres « Jasons ». Tes enfants sont des barbares aux yeux des femmes, pousses de ta perversion, ils sont tes outils politiques, cherchant leur placement au Palais. Question de stratégie, question de rapidité.
Contre-ordre.
Tes enfants sont autres, Jason. Tes enfants sont des barbares aux yeux de femmes. Pousses de sa perversion, elle cassera le palais par leurs êtres. Le destin se scelle pour le pire et le pire continu à advenir.

Médée, ma mère Machrek, l’Orient, le sang-fouet, baisée Médée.

Créon-holding-USA qui ont le droit pour eux, alors, tu prends les devant, ils n’ont pas de remords. Regardes-moi Jason le démocrate, Jason l’opportuniste, qu’inventes-tu qui ne soit déjà fait ? Et nous, acculé à cette logique, soumis à ce vocabulaire qui n’est pas le notre, notre imagination serait telle que nous y puiserions une issue autre que l’abîme ?

– Médée. Rien ne pourrait hurler assez fort ton crime Jason, politique que tu es… Et bien sûr ta civilisation cautionne. Ne dois-je pas la jeter au feu ? – Figure du juste – Contrainte par l’urgence, faillite par le deuil. Mon époux en épouse une autre… et pourquoi ? L’aime-t-il ? M’a-t-il aimé ? Aime-t-il a ce point servir ses intérêts ? Je reprends là le pourvoir et c’est à coup de bouts de rien que je te t’empêcherait à jamais d’être heureux.
Chair de ta chair en pierres lancées à toi, ensanglantées.

S’en remettre au soleil .

– Enfants-cœur.

– Médée. Fille de roi. Vous négligez ma fierté. Ma Colchide des hommes salops.
Si j’avais une terre, elle s’appelle Palestine. Palestine la barbare qu’on enseveli jamais, à moins, …oui ! …
À moins d’un génocide, d’une solution finale pour mettre un terme au chaos.
Répétez ! Répétez ! Répétez !…
Dieu m’aidera à prendre en vol la queue du dragon. Vous savez qui est mon Dieu ?

Extrait de MAY DAY in AMO aux éditions Xérographes /

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