Lecture de REFU(S)GE le 15/12 à 18H à L’Etoile du Nord

 

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Sous forme de scénario, des séquences rythmées transposent l’actualité politique à l’égard des migrants. Safia, une journaliste brillante, décide d’agir en faveur des « sans papiers » en désobéissant aux règles d’État pour suivre une loi plus impérieuse à son sens, celle de son propre humanisme, de sa responsabilité individuelle.
Il s‘avère que ce texte, pensé initialement pour les élections 2017 dans un esprit d’anticipation, s‘avère rattrapé par l’actualité de façon plus que troublante.
 
Texte à écouter et à télécharger ici :https://marinadamestoy.com/refusge/
 
Avec Dieudonné Niangouna, Françoise Cousin, Pénélope Perdereau, Xavier Béja, Elios Noël, Marie Coustaury, Franck Mas, Clothilde Moynot, Philippe Lemoine, Claire Ruppli, Maêlle Bertrand et Marina Damestoy.
Durée : 1H40
Entrée sur participation libre
Réservation conseillée : laboiteblanche@yahoo.fr
 
Accès à l’Etoile du Nord :
16 Rue Georgette Agutte, 75018 Paris
Métro Guy Môquet, Porte de Saint-Ouen (ligne 13) ou Jules Joffrin (ligne 12)
Bus 31, 60, 95, PC
 
Des travaux sont en cours au 16 rue Georgette Agutte.
L’accès à la salle se fait par la petite grille, vous trouverez l’accès à la salle en haut des escaliers, sur votre gauche.
 

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Retour de lecture du jury CNT

« Pièce à l’actualité brûlante, qui s’érige contre la chasse aux sans-papiers, contre les discriminations à l’égard des immigrés, des réfugiés. Mêlant fiction et documentaire, dialogues et informations sur l’immigration, des arguments contre l’immigration qui nous sont démontés de manière habile. La narration et les didascalies sont au moins tout aussi importantes que les dialogues. Est parfaitement décrite dans ce texte la spirale infernale, l’escalade qui conduit à l’innommable. De la crise migratoire aux attentats, nous payons les fruits d’une politique sécuritaire totalement obtuse, fermée. Un constat d’impuissance sur le fait de vouloir modifier le cours des choses, qui prend particulièrement sens aujourd’hui. Touchante est également l’histoire de ce couple qui se fissure à cause de la politique, la façon qu’a l’auteure de mêler une relation amoureuse à l’engagement politique et à des intérêts qui ne vont pas dans le même sens. (…) Ce texte politique, annonçant presque ce qui s’est passé, s’avère d’une grande nécessité aujourd’hui ; c’est une entreprise de salut public pour comprendre mieux notre époque, et surtout aider à réagir. »

LECTURE au Grand Parquet dimanche 5 juin à 17h30 dans le cadre du Festival « Hauts parleurs »

Restitution de l’auto-résidence à Calais et Grande Synthe de La Brigade d’auteures, un collectif  ouvert au service des nouveaux arrivants et des citoyens mobilisés.

Le site Web

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Je ne veux pas d’une Europe funeste.

Je ne veux plus voir les citoyens s’épuiser à la tâche du fait de gouvernements inconséquents.

Je ne veux plus perdre de temps.

Je veux des frontières ouvertes et je veux que mon pays apprenne à recevoir ces femmes, ces enfants et ces hommes qui viendront dorénavant chaque jour plus nombreux.

Je ne peux plus rester muette face au pourrissement de la situation.

En attendant, je peux partager mon repas, ma salle de bain, proposer un lit, du temps, des jeux, des chants.

Je peux ainsi m’émerveiller d’être ensemble, d’entendre nos différences.

Je peux prendre le temps d’être accueillie par ceux, en exil, qui échouent chez nous.

Je peux sentir les passages, les échecs, les larmes, l’espoir, l’obstination tendue vers un ailleurs. Nos soucis citoyens à l’égard de nos gouvernements ne sont évidemment pas un sujet pour eux.

Je peux aller à la rencontre sur les camps et me retrouver en voyage, au Kurdistan précisément, accueillie par ceux-là même qui s’exilent ici.

Oui ! Sur un campement, je peux être accueillie chez ceux qui ne sont pas d’ici – malvenus – et qui ont cette ressource immense de m’accueillir encore.

Je peux demander aux nouveaux arrivants ce qui leur plait en France et c’est les villes, propres et belles, les parcs luxuriants, les plages et les filles d’ici, si grandes et ouvertes aux autres.

Je pourrais m’échouer avec eux par solidarité, par impuissance face aux politiques.

Mais je préfère me hisser et comme eux, me tenir debout, confiante dans ma capacité d’embrasser l’urgence. La nécessité.

Je peux marcher sur le campement sud de Calais et éprouver la nausée en arpentant la terre rasée. Plus rien que ces restes d’histoires arrachées au sol ; petits objets plantés dans le sable à chaque endroit. Mon plexus sort devant, lourd, arraché.

Et je pourrais vomir en mettant les pieds sur ce sol sinistré. Je marche sur le désastre à cet instant précis : l’échec de l’humain ; eux et nous.

Je peux constater l’échec en dépit des milliers de volontés fortes et radieuses ; de leur côté comme du nôtre.

Je peux m’arrêter, respirer, être calme… au moins un instant. Tourner cet état vers la liberté ; mon désir de liberté pour eux, pour ne pas entraver leurs innombrables chemins.

Je peux voir la beauté dans la catastrophe.

Je peux ouvrir les bras, crier aux falaises d’en face, à la mer, prendre la force du vent, me mêler à tout pour favoriser la traversée des corps.

Je peux organiser un pont humain entre Calais et Douvres constitué de bateaux arrimés bout à bout.

Je peux détourner un ferry, y faire monter le monde. Rendre la vie à la vie.

Je peux mettre au point une capsule sous-marine mono-place qui pourrait se ventouser à la coque des bateaux qui partent pour l’Angleterre.

Je peux crier sur la grève, dans la nuit ou les institutions ; partout crier mon refus.

Je peux avoir peur d’être étrangère dans mon propre pays… moralement parlant.

Je peux écrire contre la France qui glisse, contre la France qui demande un passeport pour accéder à la piscine, à l’hôtel, à la médiathèque ; et écrire encore contre celles et ceux qui ne désobéissent pas aux directives.

Je peux voir les nœuds putrides dans l’esprit de certain.

Je peux voir la peur chez l’autre qui n’est autre qu’une fiction dont il se comble pour se sentir vivant.

« SDF go home ! », «  Oui ! Oui ! Oui ! A l’islamophobie ! », «  TF1 sur toutes les chânes ! », « More borders ! », « Moins de protection et plus de répression ! », « Eteignez les lumières », « Touche pas à mes frontières ! », « Haïe ton prochain comme toi même », « Xénophobie, debout ! » « Humaniste, t’es foutu, les fachos sont dans la rue », … Je peux inverser les slogans pour révéler notre chute.

Je peux travailler sur la colère, tenter de ne pas la laisser pénétrer, ne plus la ressentir et cependant agir.

Je peux exiger de l’Europe une véritable politique de développement à l’endroit de ces pays dit « pauvres ».

Je peux organiser une grève générale des impôts tans que mon pays ne cesse de placer ses armes ailleurs, alors qu’il n’est pas attaqué.

Je peux appeler à la grève générale des loyers tant que nos villes ne mettent à disposition des bénévoles et des nouveaux arrivants les locaux vacants dont elles disposent.

Je peux demander à mon armée de lever à Paris un camp à la hauteur de celui de Grande Synthe. Un campement digne pour eux et pour nous.

Je peux fondre le eux dans le nous.

Aussi, je peux m’étonner moi-même et me déplacer.

Je peux me ressaisir d’une forme de fierté et ne plus la laisser rancir dans la bouche des autres, ceux de l’autoproclamée « France apaisée » afin de déclarer :

Je suis française !… Je suis française !

Auto-résidence à Calais avec la Brigade

… un collectif  ouvert au service des nouveaux arrivants et des citoyens mobilisés.

Le site Web

LECTURE au Grand Parquet dimanche 5 juin à 17h30 dans le cadre du Festival « Hauts parleurs »

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Je ne veux pas d’une Europe funeste.

Je ne veux plus voir les citoyens s’épuiser à la tâche du fait de gouvernements inconséquents.

Je ne veux plus perdre de temps.

Je veux des frontières ouvertes et je veux que mon pays apprenne à recevoir ces femmes, ces enfants et ces hommes qui viendront dorénavant chaque jour plus nombreux.

Je ne peux plus rester muette face au pourrissement de la situation.

En attendant, je peux partager mon repas, ma salle de bain, proposer un lit, du temps, des jeux, des chants.

Je peux ainsi m’émerveiller d’être ensemble, d’entendre nos différences.

Je peux prendre le temps d’être accueillie par ceux, en exil, qui échouent chez nous.

Je peux sentir les passages, les échecs, les larmes, l’espoir, l’obstination tendue vers un ailleurs. Nos soucis citoyens à l’égard de nos gouvernements ne sont évidemment pas un sujet pour eux.

Je peux aller à la rencontre sur les camps et me retrouver en voyage, au Kurdistan précisément, accueillie par ceux-là même qui s’exilent ici.

Oui ! Sur un campement, je peux être accueillie chez ceux qui ne sont pas d’ici – malvenus – et qui ont cette ressource immense de m’accueillir encore.

Je peux demander aux nouveaux arrivants ce qui leur plait en France et c’est les villes, propres et belles, les parcs luxuriants, les plages et les filles d’ici, si grandes et ouvertes aux autres.

Je pourrais m’échouer avec eux par solidarité, par impuissance face aux politiques.

Mais je préfère me hisser et comme eux, me tenir debout, confiante dans ma capacité d’embrasser l’urgence. La nécessité.

Je peux marcher sur le campement sud de Calais et éprouver la nausée en arpentant la terre rasée. Plus rien que ces restes d’histoires arrachées au sol ; petits objets plantés dans le sable à chaque endroit. Mon plexus sort devant, lourd, arraché.

Et je pourrais vomir en mettant les pieds sur ce sol sinistré. Je marche sur le désastre à cet instant précis : l’échec de l’humain ; eux et nous.

Je peux constater l’échec en dépit des milliers de volontés fortes et radieuses ; de leur côté comme du nôtre.

Je peux m’arrêter, respirer, être calme… au moins un instant. Tourner cet état vers la liberté ; mon désir de liberté pour eux, pour ne pas entraver leurs innombrables chemins.

Je peux voir la beauté dans la catastrophe.

Je peux ouvrir les bras, crier aux falaises d’en face, à la mer, prendre la force du vent, me mêler à tout pour favoriser la traversée des corps.

Je peux organiser un pont humain entre Calais et Douvres constitué de bateaux arrimés bout à bout.

Je peux détourner un ferry, y faire monter le monde. Rendre la vie à la vie.

Je peux mettre au point une capsule sous-marine mono-place qui pourrait se ventouser à la coque des bateaux qui partent pour l’Angleterre.

Je peux crier sur la grève, dans la nuit ou les institutions ; partout crier mon refus.

Je peux avoir peur d’être étrangère dans mon propre pays… moralement parlant.

Je peux écrire contre la France qui glisse, contre la France qui demande un passeport pour accéder à la piscine, à l’hôtel, à la médiathèque ; et écrire encore contre celles et ceux qui ne désobéissent pas aux directives.

Je peux voir les nœuds putrides dans l’esprit de certain.

Je peux voir la peur chez l’autre qui n’est autre qu’une fiction dont il se comble pour se sentir vivant.

« SDF go home ! », «  Oui ! Oui ! Oui ! A l’islamophobie ! », «  TF1 sur toutes les châines ! », « More borders ! », « Moins de protection et plus de répression ! », « Eteignez les lumières », « Touche pas à mes frontières ! », « Haïe ton prochain comme toi même », « Xénophobie, debout ! » « Humaniste, t’es foutu, les fachos sont dans la rue », … Je peux inverser les slogans pour réveler notre chute.

Je peux travailler sur la colère, tenter de ne pas la laisser pénétrer, ne plus la ressentir et cependant agir.

Je peux exiger de l’Europe une véritable politique de développement à l’endroit de ces pays dit « pauvres ».

Je peux organiser une grève générale des impôts tans que mon pays ne cesse de placer ses armes ailleurs, alors qu’il n’est pas attaqué.

Je peux appeler à la grève générale des loyers tant que nos villes ne mettent à disposition des bénévoles et des nouveaux arrivants les locaux vacants dont elles disposent.

Je peux demander à mon armée de lever à Paris un camp à la hauteur de celui de Grande Synthe. Un campement digne pour eux et pour nous.

Je peux fondre le eux dans le nous.

Aussi, je peux m’étonner moi-même et me déplacer.

Je peux me ressaisir d’une forme de FIERTE et ne plus LA laisser rancir dans la bouche des autres, ceux de l’autoproclamée « France apaisée » afin de déclarer :

Je suis française !… Je suis française !

REFU(S)GE Lecture aux Métallos le 25 mai à 17h30

 et à Radio Libertaire le 28 mai à 13h30

Une pièce sur l’accueil réservé aux nouveaux arrivants.

Sous forme de scénario, des séquences rythmées transposent l’actualité politique à l’égard des migrants. Safia, une journaliste brillante, décide d’agir en faveur des « sans papiers » en désobéissant aux règles d’État pour suivre une loi plus impérieuse à son sens, celle de son propre humanisme, de sa responsabilité individuelle.

Contact:laboiteblanche@yahoo.fr

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Il s‘avère que ce texte, publié en 2013 et pensé initialement pour les élections 2017 dans un esprit d’anticipation, s‘avère rattrapé par l’actualité de façon plus que troublante.

Autour du projet :  Françoise Cousin, Michel Cochet, Frédéric Fisbach, Amine Adjina, Philippe Lemoine, Pénélope Perdereau, Adeline Piketty, Xavier Béja, Moustapha Mboup, Elios Noel, Marie Coustaury, Jean-Baptiste Bequin, Clothilde Moynot, Nicolas Lambert,  Maëlle Bertrand, Fred Fashena et Dieudonné Niangouna.

REFU(S)GE est le prochain projet de la Cie La Boite Blanche, soutenu par « A mots découverts » et déjà mis en chantier de co-création avec les amateurs du Collectif 12 depuis septembre 2015.

Nous avons débuté la forme « lecture » cet automne avec des comédiens professionnels à la SACD, au Collectif 12 (Fabrique du Possible) Au Lavoir Moderne, à Radio Campus « Pièces détachées » (28 mars) et aux Métallos le 25 mai 2016.
  • Intégrale du texte paru aux éditions Xérographes (épuisé) à télécharger ici : REFUSGE- 16
  • Captation de la lecture publique de REFU(S)GE aux Métallos le 25 mai

 – La brigade d’auteures : un collectif au service des nouveaux arrivants

 

 

Monsieur Cloche > 29 et 30 mars

Festival Les Francos au Collectif 12

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Réservations :  +33 1 30 33 22 65  contact@collectif12.org

ou Diffusion compagnie: Gabriel 06 38 66 46 78

Monsieur Cloche – Feuille de Route

Séances : Mercredi 30 mars à 15h
Mardi 29 mars à 10h et 14h pour les scolaires.

Tarif : 3 et 6 euros / Durée : 55 minutes / Dès 5 ans.

Acces / 174 Boulevard du Maréchal Juin, 78200 Mantes-la-Jolie

Dossier artistique à télécharger : M.CLOCHE

Revue de presse Monsieur Cloche

Monsieur Cloche, est le dernier spectacle de La Cie Boîte Blanche.Il a été crée et programmé du 3 au 15  février 2015 au Théâtre Antoine Vitez à Ivry.

Dans cette pièce, à la façon du Petit Prince de Saint-Exupéry, une femme rencontre un être à part, jusqu’alors invisible. Leur dialogue nous invite à la découverte de son monde, celui de la rue, entre bascule mentale et onirisme.

 

La Fabrique du possible au Collectif 12

le 9 décembre à 19h

Lecture accélérée, improvisations et débats autour de REFU(S)GE

texte de la pièce => REFUSGE-janvier 16

La Fabrique du possible est une soirée participative, ouverte au plus grand nombre, conçue en collaboration avec une compagnie en résidence au Collectif 12.

Cette dernière Fabrique du Possible de l’année commencera par une présentation du travail qu’ont mené les comédiens de l’atelier amateur du collectif 12 avec l’auteure et metteure en scène Marina Damestoy, à partir de son nouveau projet théâtral : refu(s)ge

Elle se poursuivra par un dialogue avec Deo Mamunjimbo, journaliste et réfugié politique, actuellement rédacteur en chef de Singa, association qui a pour vocation d’accompagner les réfugiés dans leur intégration socio-économique en apportant des solutions innovantes et en favorisant les échanges et la coopération avec la société d’accueil.

Singa est notamment à l’origine du projet CALM (« Comme à la maison »), un réseau d’hébergement de réfugiés chez l’habitant surnommé par la presse d’« Airbnb » des réfugiés, développé grâce à un financement participatif CALM compte plus de 12 000 propositions d’hébergement en France deux mois après son lancement

Afin de faire de cette soirée un événement convivial, sur le principe de l’auberge espagnole, nous partagerons ce que chacun aura apporté en nourriture et/ou en boisson.

 

FABRIQUE DU POSSIBLE MARINA - Affiche A3-3